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hypersensibilité cadeau
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J’ai été interviewée par Anne Cornelis afin que je lui confie mon évolution sur le sujet de l’hypersensibilité. J’aime beaucoup Anne, sur sa page d’accueil, elle nous invite à être épanoui(e) plutôt qu’à nous « développer « personnellement. » Cela correspond à ma vision pour résumer que tout est là, nous n’avons pas besoin de nous améliorer mais faut -il encore se connaître. Anne a trouvé intéressant le fait que je vois l’hypersensibilité comme un cadeau plutôt que comme un fardeau.

Vous pouvez retrouver cet échange sur Youtube.

Définition / vision de l’hypersensibilité

 Le terme initialement me posait problème parce que c’est quelque part être mal vu : » tu es trop sensible dans une société où il faut pas l’être ».

 De ce fait, j’avais honte d’annoncer ça. Se réconcilier avec cette idée, c’est simplement être en lien avec ses sens, les 5 sens et même au delà.

Il y a aussi l’aspect où on perçoit plus d’informations qui sont plus subtiles et de façon plus forte.

Parcours de l’hypersensible dans la société

J’ai l’impression que c’est une notion qui est reconnue depuis peu. Avant on en parlait pas du tout, ce qui fait qu’on grandissait soit avec des personnes qui l’étaient mais qui le niaient totalement  soit qui n’étaient pas dans cette conscience de sensibilité. Il y a de quoi ne pas se « sentir normal » dans ces contextes.

J’ai des souvenirs où je me vois pleurer parce que je vois un film qui me touche. Je me souviens très bien de la scène. Il se passait pas grand-chose et je commence à pleurer parce que le chien s’était perdu. Quand j’ai vu la réaction de ma mère, je me suis dit : « c’est pas normal, faut pas pleurer ».

Et en grandissant,,  au niveau émotionnel c’est une catastrophe. Ca m’a donné une impossibilité d’écouter mes émotions avec l’environnement dans lequel j’ai grandi. Ce n’est pas lié qu’à la famille mais à un environnement global, sociétal.

Comment se réconcilier avec l’hypersensibilité?

Les bases : observation, conscience, écoute

Le premier élément que je pourrais donner c’est : revenir aux bases, à l’étymologie. Etymologiquement déjà on comprend qu’une émotion n’est faite que pour passer.

 Quand on prend conscience simplement de ce qu’est une émotion, qu’on conscientise le décalage qui s’est mis en place, un nouveau rapport peut s’installer.

 Ce décalage arrive à tout le monde. Ca m’amuse de le voir dans la société aussi au quotidien.

A partir là, je voyais encore que quelque chose n’allait pas en moi. L’émotion devenait trop vite envahissante, même bloquante, jusqu’à être angoissante. Ce n’était pas agréable à vivre.

J’ai fait tellement de pratiques, tellement de choses, et c‘est finalement un gros travail de d’observation, de retour à soi qui permet de toucher un rapport serein avec l’hypersensibilité.

 L’écoute permanente de soi permet de voir à quel moment on ne se sent pas bien, qu’est-ce qui a rendu en colère ou triste… Si tu écoutes pas cela,  ça arrive en décalé beaucoup plus tard avec une intensité qui est démesurée.

Hypersensible, on ressent l’information de manière forte, et si on se refuse de la vivre c’est quelque chose horrible.  

Qu’est-ce que je pense? comment je me sens dans mon corps? qu’est-ce que je ressens? On voit que juste en faisant ça régulièrement, on gagne en connaissance de soi et donc en sérénité.

La méditation, une aide ?

Est-ce que la méditation te permet de prendre des distances par rapport à cette l’hypersensibilité ?

Sans doute car ça me permet de voir que je ne suis pas que ce personnage qui joue ce rôle. Je ne dis pas que je ne suis pas du tout ça car une partie de moi consent à jouer ce jeu mais je vois que j’ai la main aussi sur ce jeu.

 Elle donne le pouvoir d’avoir une distance pour ne pas se laisser submerger par ses émotions. La méditation peut aider à avoir cette posture d’observateur.

La pleine conscience pour revenir à quelque chose de tres basique, peut être un bon outil. J’’écoute ce qu’il y a en moi, j’ai mal au ventre et puis j’écoute et ça passe et puis les petits bruits qui arrivent, qui s’harmonisent dans  l’environnement.

Pour moi, maintenant la méditation est un support. Je peux l’utiliser si je sens qu’il y a quelque chose de trop dans « l’enveloppe énergétique ». Je peux prendre un petit moment pour calmer. Ca n’a pas été l’outil de base mais c’est désormais un compagnon utile.

Fabrice Midal, philosophe français, hypersensible en a énormément parlé. Il a fait pas mal de podcast ou d’interview sur le sujet. Il a trouvé sa solution dans la méditation. Il écrit des livres pour revenir à soi, à l’essentiel, à l’écoute de soi. C’est d’ailleurs pour reprendre ses termes « un super pouvoir ». J’avais suivi même un petit stage en ligne. Ca n’a pas réglé les problèmes d’écoute de moi à ce moment-là mais ça m’a réconcilié avec l’idée.

Les risques de la méditation

 Ca peut être à double tranchant. Je l’ai vu chez d’autres pratiquants : ça peut être une fuite. Certains vont faire de la méditation juste pour s’extraire en fait de ce qui dérange. Après ça refait un gros décalage dans ce qu’on vit au jour le jour.

 

Energie et hypersensibilité

 Anne porte l’attention sur le sujet de la fatigue: J’imagine aussi que « comme on est plus vite stimulé, on est plus vite fatigué aussi. »

 On a besoin effectivement de calme ou d’isolement pour se ressourcer. C’est là que j’en reviens à la notion de vigilance : quand je fais vraiment des choses qui me stimulent ou que je suis avec des personnes intéressantes, j’ai l’impression que l’énergie est inépuisable et ‘est justement dans ces moments là qu’il faut savoir s’arrêter.

Il y a aussi des informations qui sont juste fatigantes : . trop de bruit, trop de lumière. Je préfère cela d’ailleurs parce qu’au moins la lumière et les sons, il est possible de jouer avec mais l’odorat c’est plus difficile.

Hypersensibilité et informations

L’afflux d’informations va venir pour moi avec le toucher : dans les pratiques de massages par exemple ou alors quand quelqu’un avec qui j’ai des affinités va me toucher, j’ai vraiment pleins d’informations qui vont arriver. De ce fait les sensations sont décuplées. On approche la sensibilité extra sensorielle.

 

Le plus important: Qui suis-je?

 Vraiment ce qui a aidé c’était de comprendre qui j’étais : mettre les petites bases de quoi j’ai envie, qu’est-ce qui me fait plaisir, à quel moment il faut que je dise non pour me respecter ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? C’est là que je peux alors agir pour combler mes besoins.

Il est important aussi de communiquer sur ces besoins et savoir  le faire peut ne pas être facile.

Je donne l’exemple des ultrasons que mon ex avait mis via une prise anti moustique pour les faire fuir. Je les entendais et lui me disais « mais non c’est pas possible, c’est pas normal, personne peut entendre ça. » Je me remettais donc en question : « est-ce que je l’entends vraiment ? » Ca me stressait et je n’arrivais pas à communiquer.

 Quand tu reconnais déjà ça puis après tu l’exprimes correctement, l’hypersensibilité c’est facile à vivre.  Quand tu es perdu, tu peux être agressif dans ta façon de l’expliquer.

 Comme je n’avais jamais été habituée à exprimer mes besoins, vu que j’ai toujours fait en fonction des autres, ça a été difficile à recaler. Il faut faire petit à petit.



Contrôler les émotions : le risque

Ceci est valable pour chacun mais de manière plus forte chez les hypersensibles, cela va de soi.

Vivre l’émotion sur le moment n’est pas agréable effectivement, mais  ça passe. Il faut aussi l’accepter et aussi accepter que, parfois c’est trop dur de le faire.

Les personnes qui ont peur de leur émotions veulent contrôler.; Et si ça ne peut pas s’exprimer, ça s’imprime dans le corps quelques temps plus tard,

Le danger est que ce soit vraiment décalé de la source de l’émotion, dans des contextes où on n’a même plus conscience de l’origine du problème.

 Est-ce que l’hypersensibilité c’est toujours positif ?

Je pense que l’hypersensibilité est effectivement positive dans le sens où elle nous permet de voir que la vie est un cadeau en elle-même. Certes, on capte aussi des choses pas agréables mais on peut s’en retirer. Et puis justement, si c’est pas bon pour soi on s’en retire. Ce qui est agréable devient vraiment beaucoup plus intense. Les sensations en général sont une joie.

Parfois ça peut sembler bizarre mais bon après les gens s’habituent.

Ressentir l’autre

On ressent aussi ce qui se passe chez cet autre. Même quand cet autre est dans le déni de ce qu’il ressent, on le ressent. Il ne faut pas forcer le passage, quoiqu’on perçoive. Puisque l’autre ne le perçoit pas non plus sur lui-même, s’il a mis des couches pour cacher ses propres émotions, du temps pourrait être nécessaire avant de cueillir la liberté.

L’émotion ressentie peut alors être un outil de communication pour avancer ensemble.

Gérer l’émotion désagréable, choisir sa direction

Les informations désagréables à vivre sont aussi celles qui permettent de savoir dans quelle direction il ne faut pas que j’aille.

Par exemple si j’ai une petite perturbation, quelque chose qui m’a rendu triste, m’affecté ou mis en colère, il ne va pas falloir pendant au moins quelques minutes, le temps que ça passe, que j’aille me confronter à d’autres sources, à d’autres personnes.Etre en présence, pas de soucis mais une réponse peut être à éviter. elle va être en tout cas à mesurer.

Il faut un petit temps de recul, un peu de distance. Ca peut être vite fait : je me recentre, je respire un moment, je fais le point sur le moment présent. Il n’y a pas de règle fixe.

Conclusion

N’ayons pas peur de nos émotions, même de notre peur. La vie est un cadeau.

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