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Le don du pardon

Dans l’article sur « le pardon, remis en question », nous avions déjà abordé les solutions proposées par Olivier Clerc pour dépasser des situations pour lesquelles le pardon peut être compliqué et difficile à mettre en place.

Je vous convie ici à écouter le magnifique message de Roger Bauman, qui a reçu les enseignements d‘Olivier pour guider les cercles et les ateliers du pardon. Un pardon que nous aurions plutôt envie de renommer libération.

Je remercie  vraiment Roger pour ce message qui nous invite à reprendre les rênes de notre vie et à nous aimer un peu plus nous-mêmes.

L’entretien est disponible en vidéo et en podcast. Cliquez sur les 3 points sur la droite du lecteur pour télécharger le fichier.

La rencontre qui a tout changé

Roger nous raconte comment sa rencontre avec Don Miguel Ruiz, auteur des « Quatre Accords Tolteques a marqué un tournant dans sa vie. Ce livre l’a profondément bouleversé et a initié son parcours dans le développement personnel.

Sa rencontre avec Olivier Clerc, lors de cette conférence, a elle aussi été déterminante.

Attiré par la curiosité, Roger s’est lancé dans l’atelier du pardon animé par Olivier. Ce fut un bouleversement, une révélation.

 Il a ressenti des guérisons et des libérations profondes, une sensation de légèreté et d’ouverture.

Convaincu de l’impact du pardon, il s’est formé pour animer des cercles et des ateliers du pardon. Depuis, il partage avec passion les bienfaits de ces pratiques et témoigne de leur pouvoir.

Redéfinir le pardon

Pour les adeptes des cercles, le pardon n’a rien de religieux, c’est avant tout une guérison des blessures du cœur. Cette redéfinition permet de recentrer le pardon sur la responsabilité individuelle et la guérison personnelle.

Le pardon, tel que nous le propose Roger, est un acte de guérison et de libération, loin des connotations religieuses. C’est une invitation à prendre soin de notre monde intérieur et à retrouver la paix en nous-mêmes.

Le chemin du pardon, comme l’explique Roger, implique de sortir du rôle de victime, tout en reconnaissant les douleurs passées. Il s’agit de sortir du ressentiment et de la rancœur pour retrouver son pouvoir personnel.

Se libérer du rôle de victime

Reconnaître son statut de victime dans certaines situations fait partie du processus de guérison. Cependant, rester dans ce rôle de victime,  blâmer l’autre indéfiniment pour ses souffrances, c’est s’enfermer dans l’illusion.

Le véritable pardon consiste à se libérer de cette illusion, à prendre la responsabilité de sa propre guérison.

Retrouver son pouvoir personnel

Le pardon n’est pas un acte de faiblesse, mais au contraire un acte de courage et de force intérieure. C’est retrouver son pouvoir personnel, son autonomie émotionnelle, indépendamment des actions de l’autre. C’est reconnaître que l’on n’a pas besoin de l’autre pour guérir ses propres blessures.

Se tourner vers l’avenir et vers des relations saines

En se libérant du passé, en abandonnant le rôle de victime, on se tourne vers l’avenir avec plus de clarté et de sérénité.

Le pardon permet de reconstruire sa vie sur des bases plus saines, de cultiver des relations plus authentiques et d’ouvrir son cœur à de nouvelles expériences.

Le message de Roger nous rappelle que le pardon n’est pas une faveur accordée à l’autre, mais une libération pour soi-même. C’est un chemin de guérison et de transformation personnelle qui demande du courage et de la persévérance.

En prenant la responsabilité de notre propre guérison, nous retrouvons notre pouvoir personnel et ouvrons la porte à un avenir plus lumineux.


Lâcher prise et pardon envers soi : la clé de la guérison intérieure

Être parfait : un idéal inatteignable imposé par la société

Dans notre société actuelle, être parfait semble être un objectif omniprésent. Des médias aux réseaux sociaux, en passant par le monde du développement personnel, l’idée de perfection est constamment promue clairement ou insidieusement comme une norme à atteindre. Pourtant, cette quête incessante de perfection peut souvent conduire à des sentiments de frustration, d’insatisfaction et même de colère.

L’idéal de perfection est souvent présenté comme une exigence à laquelle nous devrions tous aspirer. Les images retouchées et les standards irréalistes diffusés dans les médias créent une pression sociale pour correspondre à ces normes inatteignables. Cette pression peut être particulièrement exacerbée dans le domaine du développement personnel, où la recherche du bien-être et de la réussite est parfois teintée d’une quête illusoire de perfection.

Le piège de la perfection et la nécessité du pardon envers soi

Chercher à être parfait à tout prix peut être un piège dangereux. Lorsque nous nous efforçons de répondre à des attentes irréalistes, nous risquons de nous perdre nous-mêmes dans un cycle perpétuel d’autocritique et de dévalorisation. La recherche incessante de perfection peut également nous éloigner de notre véritable essence et nous empêcher de vivre pleinement et authentiquement.

Accepter ses imperfections, reconnaître ses moments de faiblesse et se traiter avec compassion et bienveillance sont des aspects essentiels du processus de guérison intérieure. Le pardon envers soi-même implique de lâcher prise sur les jugements négatifs que nous portons sur nous-mêmes et de cultiver une attitude de tendresse envers notre être intérieur.

 Accepter l’impermanence

Dans notre quête incessante de perfection, nous oublions souvent une vérité fondamentale : la vie est faite de cycles. Certains jours, nous sommes au sommet, baignés dans l’amour-propre et l’acceptation de soi. D’autres jours, nous nous débattons avec nos doutes et nos insécurités. Et c’est tout à fait normal.

Le véritable problème ne réside pas dans le fait que ces fluctuations existent, mais dans notre incapacité à les accepter. Nous résistons souvent à ces moments de vulnérabilité, nous jugeant sévèrement pour notre propre imperfection. Nous nous flagellons mentalement, persuadés que nous devrions être capables de transcender ces sentiments négatifs grâce à tout le travail de développement personnel que nous avons déjà accompli.

Pourtant, la réalité est que nous sommes soumis à une multitude de facteurs qui nous dépassent. Nos expériences passées, nos conditionnements sociaux, nos influences transgénérationnelles… Tout cela contribue à façonner notre être et influence notre état émotionnel à un niveau bien plus profond que ce que notre mental peut concevoir.

Accepter ses hauts et ses bas, sans les juger ni les combattre, c’est reconnaître notre humanité.

Se choisir

Le pardon envers soi-même n’est pas un acte ponctuel, mais un processus continu. C’est choisir de s’aimer et de se traiter avec bienveillance, même dans nos moments de doute et de désespoir. C’est se donner la permission de traverser des phases de dépression, d’anxiété ou de manque d’amour sans chercher à les fuir ou à les réprimer.

Une analogie souvent citée dans les cercles de développement personnel est celle d’un maître zen qui dit : « Avant l’éveil, j’étais dépressif. Après l’éveil, j’étais toujours dépressif, mais ce n’était plus un problème. » Cette phrase illustre parfaitement le pouvoir du lâcher-prise et du pardon envers soi-même. Ce n’est pas tant nos émotions qui changent, mais notre relation à celles-ci.

Bien que le pardon envers soi-même puisse sembler difficile à atteindre, il est accessible à tous ceux qui choisissent de s’y engager. En laissant de côté notre besoin de contrôle et de perfection, nous pouvons nous ouvrir à une expérience de guérison authentique.

Dans cette transformation, gratitude et la bienveillance deviennent nos guides.


L’importance de la répétition dans le processus de guérison

Tout comme on ne prend pas une douche une seule fois dans l’année, la guérison du cœur nécessite un engagement continu. Nos blessures, nos schémas de pensée et nos réactions émotionnelles sont le résultat d’années d’accumulation et de répétition. Pour les libérer, il faut donc les aborder de manière répétée, avec patience et persévérance.

Comparé à un instrument de musique ou à un art martial, le processus de guérison nécessite du temps et de la pratique. Un novice ne devient pas un virtuose du piano après un seul weekend d’entraînement intensif, il nous faut du temps pour libérer nos cœurs de leurs blessures profondément ancrées.

La guérison du cœur ne signifie pas que nous ne serons plus jamais touchés par les événements extérieurs. Au contraire, même avec toute la répétition et le travail sur soi, nous continuerons à être confrontés à des situations qui réveillent nos blessures. La différence réside dans notre capacité à ne plus accuser les autres pour notre souffrance. Nous comprenons que ce ne sont pas les actions des autres qui nous blessent, mais nos propres réactions basées sur nos blessures non guéries.

C’est là que le discernement entre en jeu. Nous apprenons à nous fixer des limites, à dire non lorsque c’est nécessaire, tout en restant ouverts et bienveillants envers nous-mêmes et les autres. Il s’agit d’un équilibre délicat entre l’affirmation de soi et l’acceptation de ce qui est.

Le pardon, à tout âge

Pour beaucoup, cette prise de conscience survient plus tard dans la vie, souvent après des années de souffrance inutile. Cependant, il est crucial de commencer ce travail de guérison dès que possible, même dès l’enfance. Les cercles de guérison et de pardon peuvent être particulièrement bénéfiques pour les jeunes. Ils aident à ouvrir leur cœur et à libérer leurs blessures avant qu’elles ne deviennent trop profondément ancrées.

Mais il est également essentiel de reconnaître que chacun avance à son propre rythme. On ne peut pas forcer la guérison, ni la précipiter. Nous devons simplement être là, prêts à offrir notre soutien lorsque les autres sont prêts à recevoir.

Conclusion

La guérison du cœur est un voyage individuel et collectif. Plus nous nous engageons dans ce processus de répétition et d’ouverture, plus nous contribuons à créer un monde où la gratitude et la bienveillance deviennent la norme, et où chacun peut dire « merci » en partant, reconnaissant le pouvoir transformateur de l’amour et du pardon.

Les cercles de pardon offrent un espace privilégié pour pratiquer cette forme de libération du cœur. À travers des exercices de partage, de méditation et de connexion avec les autres participants, ils nous invitent à nous ouvrir à nos émotions les plus profondes, sans jugement ni résistance.

Pour plus d’informations et suivre des ateliers et des cercles :

https://www.dondupardon.fr/

https://www.cerclesdepardon.fr/

https://www.cercle-pardon.ch/

3 réponses à “Le don du Pardon , enseignement d’Olivier Clerc, par Roger Baumann”

  1. Avatar de Origami Mama
    Origami Mama

    J’ai beaucoup apprécié cet article plein de sagesse.

    Effectivement, les idéaux imposés par notre société n’encouragent pas à faire preuve de bienveillance envers soi, au contraire. Cela mène à des pensées non positives, qui mènent à des troubles physiques (les « petits bobos »). Et pourtant, quelle âme voudrait rester (et ce, longtemps) dans un corps dont personne ne s’occupe ? Ni d’en prendre soin physiquement, ni de le nourrir intellectuellement… C’est pourtant la clé de la libération et de la longévité.

    J’adore ton paragraphe sur l’impermanence des choses, c’est tout-à-fait l’un des enseignements de la pratique bouddhiste.

    Merci encore pour ton partage 🙏

  2. Avatar de Renan

    Merci de partager ces enseignements et de donner des outils concrets pour travailler sur soi-même, afin de cultiver une vie plus saine et plus harmonieuse. Le chemin du pardon est clairement un voyage de courage, de compassion et d’engagement envers soi-même.

    1. Avatar de Aurelie

      merci Renan pour ce retour. Beau voyage à toi

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