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Résolution 2026

Chaque début d’année, c’est le même cirque médiatique et social avec le concept de résolution.

Une armée de « donneurs de leçons » surgit sur nos réseaux, dans les magazines et jusque dans nos cercles proches. Ces faux gourous du dimanche, qui pensent avoir tout compris à la vie, nous assomment de conseils qu’ils n’appliquent pas eux-mêmes. Avec un aplomb déconcertant, ils nous vendent la « discipline » comme remède miracle, ignorant que leur discours est le premier facteur de notre épuisement.

C’est marquant en début d’année mais c’est régulier. C’est juste encore plus marquant car c’est le moment idéal pour vendre un nouveau programme, une nouvelle idée révolutionnaire.

Je les vois comme tout le monde sur les réseaux mais aussi à proximité : des soi disant coachs ou chamanes…

Je ne critique pas toux ceux qui se sont donnés ce titre bien entendu mais ceux qui s’affichent comme ayant LA réponse, sans vous donner la solution qui vous correspond.

Si vous vous sentez coupable de ne pas avoir de liste de résolutions pour cette année 2026, rassurez-vous : c’est sans doute le signe que votre instinct de survie fonctionne encore.

Derrière les injonctions de ces théoriciens de la vie des autres se cache une méconnaissance totale de la biologie humaine.

Voici pourquoi vos résolutions ( que ce soit en début d’année civile, au moment de votre révolution solaire ou lors de l’anniversaire de votre chien) sont une impasse et comment sortir du cycle de l’échec programmé.

Le mirage de la dopamine : Dire n’est pas faire

Le premier piège des résolutions est purement chimique.

Pour notre système nerveux, la frontière entre le Réel, le Virtuel, le Symbolique et l’Imaginaire est poreuse.

Le simple fait de formuler une résolution (« Je vais perdre 10 kilos » ou « Je vais devenir un leader ») est grisant.

Pourquoi ? Parce que l’annonce déclenche un envoi massif de dopamine. Le cerveau reçoit la récompense immédiatement, comme si le but était déjà atteint. C’est le piège de l’image représentée : on devient accro à l’idée de faire, plutôt qu’au comportement qui va avec.

Je suis en accord avec cette idée, développée par Roméo Cournal. L’article sur « le changement c’est maintenant«  développait déjà ces concepts.

Le passage à l’action est un effort qui ne donne pas de récompense immédiate. Comparé au plaisir gratuit de la « déclaration d’intention », l’effort réel semble fade, voire douloureux.

C’est pour cela qu’on se perd dans le développement personnel de façade : on aime la version « imaginée » de nous-mêmes, mais notre système nerveux rejette la réalité du processus.

La peur de mourir du cerveau et le risque de burn out

Le cerveau humain est programmé pour la régulation. Son rôle principal est de maintenir l’équilibre interne pour garder en vie. Pour lui, tout changement radical est une menace.

Les résolutions, par leur nature brutale (« À partir de demain, je change tout »), se frottent violemment à vos mécanismes de survie.

  • La résolution comme punition : Si vous imposez une discipline de fer à votre corps, votre système limbique l’intègre comme une agression.
  • Le burn-out personnel : À force de vouloir forcer par la seule volonté, on épuise les ressources nerveuses. La volonté est une pile qui se décharge.

Quand vous « petez les plombs » après deux semaines, ce n’est pas un manque de caractère, c’est votre cerveau qui reprend le contrôle pour vous empêcher de vous épuiser.

Le danger de la distorsion cognitive

L’un des plus grands méfaits des engagements non tenus est la distorsion cognitive : soit je suis géniale parce que j’ai tenu ma promesse, soit je suis une « sous-merde » parce que j’ai craqué.

Pourtant, nous sommes les deux à la fois.

En nous imposant des cadres rigides, nous transformons le moindre écart en échec total.

Vous recraquez dans une mauvaise habitude après trois jours de « bonne tenue » ? Le cerveau décrète que tout est foutu. « Foutu pour foutu », autant aller jusqu’au bout.

C’est ainsi que l’on se construit, brique après brique, une identité de looser. Et c’est toujours le même système qui continue.

On finit par s’épuiser à force d’essayer de correspondre à un idéal qui n’est pas le nôtre.

La solution : Comprendre son Mode Opératoire (MO)

On ne peut pas sortir d’un endroit si l’on ne sait pas qu’on y est entré.

La vraie solution ne réside pas dans la volonté, mais dans la connaissance de soi et l’alignement.

Plutôt que d’écouter un gourou qui vous vend sa méthode universelle, vous devez identifier votre propre « Zone de Génie ».

Chacun de nous possède un mode opératoire qui ne change pas. Il se décompose ainsi :

  1. La Perception : Comment vous captez l’information via vos sens.
  2. La Mémorisation : Votre façon unique de stocker ces données.
  3. L’Analyse et la Décision : Votre processus pour passer à l’acte.

Exemple concret : Le conflit des structures

Imaginez deux personnes ayant la même résolution : « Mieux gérer son temps ».

  • Le Profil A est un intuitif. Il traite l’info par flashs et a besoin de mouvement. S’il suit le conseil d’un donneur de leçons qui lui impose un agenda rigide heure par heure, il va s’étouffer. Pour lui, la résolution est une prison.
  • Le Profil B est analytique. Il a besoin de structures et de chiffres. Si on lui dit de « suivre son instinct », il va paniquer et ne rien faire.

Le drame est que vous ne pouvez pas voir votre propre mode opératoire seul, car il est aussi naturel pour vous que de respirer. Prendre une résolution, c’est souvent vouloir aller à l’exact opposé de soi-même, ce qui garantit la fatigue décisionnelle et la culpabilité. Un accompagnement peut être nécessaire.

Le piège des addictions modernes

Il est d’autant plus difficile de tenir des engagements aujourd’hui que notre structure nerveuse est fragilisée par des pièges à dopamine permanents (réseaux sociaux, porno, drogues, malbouffe).

Ces stimuli artificiels saturent nos récepteurs et rendent l’effort « réel » presque insurmontable.

Les donneurs de leçons qui ignorent cette dimension biochimique vous vendent du vent. On ne soigne pas une structure dopaminergique épuisée avec de simples « phrases de motivation ».

Conclusion : Vers une écologie de soi

Pour cette année 2026, je vous propose une alternative : Foutez-vous la paix.

Laissez les gourous à leurs certitudes et à leur mise en scène. Le changement durable n’est pas une explosion de volonté, c’est une lente infusion de conscience. Plutôt que de vous fixer des objectifs basés sur le manque et le désamour de soi, cherchez ce qui est juste pour vous.

Déployez votre zone de génie.

Identifiez ce qui vous donne de l’énergie plutôt que ce qui vous en coûte.

Lorsque vous agissez en alignement avec votre mode opératoire, la fatigue décisionnelle disparaît. On ne se force pas à être soi-même.

La résolution favorise la culpabilité ; l’alignement favorise l’estime de soi. Choisissez votre camp.

8 réponses à “Résolution 2026, Stop aux donneurs de leçons”

  1. Avatar de noirenvoyage

    Merci pour cet article salutaire. Trop souvent, le développement personnel vire à la croisade — avec ses dogmes, ses évangélistes, et ses jugements à peine voilés. Comme tu le dis si bien : ‘La vérité n’a pas besoin d’être imposée pour exister.’ Dans mon approche du voyage intérieur comme du voyage au sens large, je milite aussi pour une posture d’humilité et d’écoute. C’est comme ça qu’on avance vraiment. Ensemble.

    1. Avatar de Aurelie

      Comme c’est bien dit. Le terme de croisade ne m’était pas venu mais il est bienvenue 🙂

  2. Avatar de Cindy

    Un article puissant et tout simplement juste ! Dire stop aux donneurs de leçons, c’est aussi choisir sa souveraineté, son alignement et l’écoute de sa vérité intérieure plutôt que le bruit extérieur qui résonne tous les ans.
    Je partage tes mots, Oui, revenir à soi, à ce qui est juste et vivant pour nous, est sans doute la résolution la plus profondément libératrice. ☺️

    1. Avatar de Aurelie

      Eh bien voilà, a faire tous les jours : être soi 😊

  3. Avatar de Patricia

    Entièrement d’accord avec toi. L’être humain est tellement complexe qu’il n’existe aucune méthode universelle. C’est pour ça que j’aime le coaching : chacun a en lui la solution qui lui convient le mieux ; le coach est juste là pour l’aider à faire émerger cette solution🙂

    1. Avatar de Aurelie

      oui c’est difficile de se regarder seul mais parfois le petit coup de pouce suffit

  4. Avatar de Noureddy
    Noureddy

    Merci Aurélie pour cet article.

    Tu mets en lumière des réalités dont on parle peu : le fait que chacun a sa propre manière de fonctionner, et que les recettes universelles ou les « clés toutes faites » ne tiennent pas compte de nos rythmes personnels. Ce qui marche pour l’un ne fonctionne pas forcément pour l’autre quand il s’agit de résolutions.

    J’ai aussi beaucoup apprécié que tu évoques les pièges à dopamine. C’est une dimension trop souvent sous-estimée lorsqu’on cherche à prendre de bonnes résolutions, alors qu’elle influence profondément notre capacité à tenir dans la durée.

    J’ajouterais que l’idée même de la résolution de début d’année pose déjà question. Ce n’est pas parce qu’une nouvelle année commence que tout ce qui s’est passé l’année précédente disparaît. Une nouvelle année démarre, mais on reste les mêmes, avec nos forces et nos faiblesses.

    Plutôt que de faire du passage à la nouvelle année un point de départ artificiel pour changer, il me semble plus juste de partir de notre état réel, au jour J, et de cheminer à partir de là. L’avantage de cette approche, c’est qu’elle est applicable toute l’année.

    1. Avatar de Aurelie

      Bien dit! ce n’est pas parce qu’un chiffre change que nous changeons radicalement !

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