Il peut arriver des moment dans l’existence où la boussole intérieure semble s’affoler. Une sensation d’être « perdu(e) » arrive qui n’est pas une défaillance de notre volonté, mais le signe d’une déconnexion profonde.
Dans un monde conçu pour capturer nos sens et fragmenter notre esprit, retrouver sa trajectoire demande de revenir à ce que nous avons oublié et qui est essentiel. Les recettes sont simples comme nous allons le voir.
Sommaire
Le moyen contre intuitif pour ne plus être perdu
Quand on a cette sensation d’être perdu, on peut se faire une montagne de « tout ». Tout est lourd à gérer et on s’évertue à trouver des solutions.
Or le fait est qu’on a cette sensation, simplement parce qu’on a le nez collé sur l’obstacle.
La recette ? La contemplation, qui n’est pas une fuite hors du monde. C’est une « manière de positionner son regard » qui permet de se concentrer sur l’étape d’après.
Lorsque nous contemplons, nous cessons de subir le chaos immédiat. Nous pouvons saisir ce qui survient dans les évènemenents.
S’offrir de réels moments de pause, de calme profond permet de recueillir une lumière intérieure qui va éclairer le chemin. Ensuite nous pourrons passer à l’action posément. En apprenant à regarder au-delà du tumulte, on stabilise le présent.
Si l’on ne projette pas sa propre vision, quelqu’un d’autre projettera la sienne sur notre vie.
« Le but que l’on se fixe devient infiniment plus accessible dès lors que l’on développe la capacité de voir plus loin. »
Un processus intégratif
On dit souvent que « le diable est dans les détails ».
Cela signifie que notre conscience et donc notre énergie s’échappe plus par l’accumulation de micro-inattentions répétées tout au long de la journée.
Chaque fois que nous agissons de manière automatique sans être présents à ce que nous faisons, nous créons une dissonance.
Faire preuve d’attention pour soi, ramène de fait une unité que la simple concentration ne peut pas toujours atteindre.
La concentration demande un effort ; l’attention structurée, elle, devient un état durable, presque perpétuel. C’est une tension structurée vers la vie.
Si nous ne ramenons pas notre attention à nous, c’est l’extérieur qui va s’en occuper. Nous en avons tous faits l’expérience. Le pouvoir personnel se réapproprie à chaque instant.
Ecouter les messages du corps
Le corps nous envoie des signaux clairs, mais nous avons appris à les ignorer.
La fatigue chronique, la confusion mentale et l’absence de direction ne sont pas des fatalités liées à l’âge ou au stress, ce sont des cris de notre système.
Celui qui manque d’attention se sent perpétuellement agressé. Le moindre imprévu devient une montagne, la présence des autres devient une intrusion. Cette sensation d’agression est le résultat d’un manque de regard pour nous même qui nous laisse sans défense.
En structurant notre attention, nous refermons les brèches par lesquelles notre énergie s’échappe.
La méthode
Pour retrouver sa route, il faut un point fixe.
Ce point de retour, c’est le corps physique. Il est fascinant de réaliser que, malgré nos histoires de vie différentes, nous sortons tous du même moule biologique.
La méthode pour reprendre la main est d’une simplicité déconcertante, bien que son application demande une rigueur nouvelle. Elle consiste à se mettre en lien direct avec son système biologique.
En ramenant l’attention dans la densité du corps, on quitte le monde des hallucinations mentales pour revenir dans la réalité.
Lorsque notre attention est ancrée dans le biologique, nous maîtrisons le flux de cette énergie. Sans cet ancrage, nos pensées nous transportent et nous transposent dans des futurs angoissants ou des passés douloureux, nous faisant perdre de vue la trajectoire actuelle.
Oser rencontrer le vide pour ne plus être perdu
Reprendre la main sur son attention peut provoquer une sensation étrange, parfois repoussante : celle d’entrer dans un espace immense, abyssal, voire vertigineux. C’est l’espace de notre propre liberté. Face à ce vertige, beaucoup préfèrent retourner à leur confusion habituelle, car elle est connue.
Pourtant, c’est dans cet espace que se trouve la stabilité véritable. C’est se remettre au diapason de son propre corps.
Un être humain qui consacre ne serait-ce que quelques minutes par jour à l’écoute profonde de lui, se débarrassera rapidement de la fatigue inutile. La confusion s’efface pour laisser place à des segments de direction clairs et des objectifs nets.
De la survie à la maîtrise : Un témoignage de résilience
Le chemin vers la présence n’est pas toujours linéaire.
Certains d’entre nous doivent traverser des épreuves neurologiques, psychiques ou physiques majeures, connaître des accidents voire des EMI (expériences de mort imminente).
À travers ces exemples, nous voyons que le corps est un vecteur de survie exceptionnel.
Passer des décennies sans conscience réelle de son corps physique est courant dans notre société mais il n’est jamais trop tard pour retrouver le mode d’emploi originel en retrouvant des règles de base simples. Ce qui semblait complexe deviendra une évidence
Conclusion : être dans la présence pour ne plus être perdu
Retrouver sa trajectoire quand on se sent perdu ne demande pas de chercher de nouvelles routes à l’extérieur, mais de stabiliser le conducteur à l’intérieur.
N’oublions pas que l’énergie va où l’attention se pose. Tout repose là dessus.
Je vous recommande d’ailleurs l’article sur la présence paru précédemment
Lorsque vous êtes dans une situation conflictuelle ou que le monde semble s’écrouler autour de vous, fermez les yeux.
Ramenez tout votre être dans vos mains, dans vos os, dans votre respiration.Rien ne peut atteindre celui qui est véritablement présent. La trajectoire n’est plus quelque chose que l’on cherche, c’est quelque chose que l’on trace, un pas après l’autre.

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