Et si nous n’avions pas à devenir quelqu’un d’autre, mais à retrouver ce que nous n’avons jamais cessé d’être ?
Il y a quelques jours, nous avons partagé avec un petit groupe une soirée consacrée à la guérison intérieure. Elle s’articulait en deux temps : un éclairage théorique, puis un temps de pratique par le corps et le souffle. Voici l’essentiel de ce qui en est ressorti.
Sommaire
La guérison intérieure, c’est redevenir entier
Les mots portent parfois leur propre enseignement. Santé et sainteté partagent la même racine, et guérir revient à retrouver son intégrité. Ce qui nous fait mal, ce qui nous met mal à l’aise, correspond souvent à une partie de nous que nous avons laissée en chemin. Cela peut être un choc, une parole injuste reçue enfant, ou une atteinte à notre dignité ou à notre intimité.
La guérison intérieure consiste alors à se réunir : reprendre ce qui a été mis à distance, cesser de s’en vouloir et se regarder avec respect, sans condition.
La honte, cette grande silencieuse
La culpabilité se dit : on peut expliquer de quoi on se sent coupable. La honte est plus profonde et plus muette. Elle touche à notre légitimité même d’exister, de désirer, de nous exprimer. Elle nous replie sur nous-mêmes et nous coupe des autres, ce qui rend ses effets si durables.
La nommer est déjà un premier pas. La honte perd de son emprise dès qu’on lui donne des mots.
Trois pièges sur le chemin de la guérison intérieure
En nous appuyant sur le Dr Bach, l’Évangile de Jean et d’autres traditions, nous avons repéré trois obstacles fréquents :
Projeter son pouvoir ailleurs.
Attendre d’un thérapeute, d’un maître ou d’un guide qu’il guérisse à notre place. Un bon accompagnant éclaire le chemin, mais c’est à chacun de le parcourir.
Se soumettre aux attentes des autres.
Vivre une vie qui ressemble davantage au projet de nos proches qu’à notre élan profond, comme l’enfant à qui l’on « corrige » son dessin et qui perd sa joie.
S’attacher à ses blessures.
Parfois, guérir fait peur : qui suis-je sans ma douleur ? Il faut alors du courage pour faire le deuil de versions anciennes de soi.
« Prends ton grabat et marche »
Cette phrase de l’Évangile est devenue le fil rouge de la soirée. Elle dit qu’on n’a pas besoin d’être parfait, ni d’avoir tout compris ou tout réglé, pour avancer. Notre histoire ne se renie pas, on la prend sur les épaules et on marche. C’est en avançant que l’on guérit.
Deux gestes simples soutiennent cette marche :
- La gratitude, comme un accusé de réception adressé à son corps, à sa vie et au chemin parcouru.
- L’écoute du corps, qui sait souvent avant nous ce qui ne nous convient pas.
Une pratique pour finir
Nous avons clos la soirée par un temps d’introspection guidée, en respirant profondément, les pieds bien ancrés. Une seule question :
Qu’ai-je profondément envie de rendre possible dans ma vie, que je ne me suis jamais autorisé ?
Vous pouvez essayer maintenant. Inspirez, expirez, laissez venir ce qui vient. Il n’y a pas de bonne réponse, et elle peut arriver plus tard, sous une forme inattendue.
Vous trouverez dans l’article sur le dédoublement du temps, d’autres pistes qui ont été abordées dans cette conférence.
Aller plus loin
Cet article n’en offre qu’un aperçu. La conférence complète, La guérison intérieure : de l’illusion à la souveraineté, est disponible en replay, avec les exercices de respiration et d’ancrage guidés en direct. Cliquer sur ce lien . Vous recevrez la vidéo ainsi que des supports écrits après un paiement libre à partir de 5€.
Vous pouvez la suivre à votre rythme et y revenir autant que nécessaire : comme le disait l’un des participants, « on n’intègre pas tout d’un coup, mais couche après couche. »
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Cette démarche est un chemin de conscience et de bien-être. Elle est complémentaire et ne remplace pas un suivi médical ou psychologique.

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