Le malaise silencieux : 3 questions vitales pour cesser de se mentir

Le phénomène de « malaise silencieux » arrive dans des moments de vie où tout semble tenir debout. Ce n’est pas une dépression, ni un caprice.

Vous avez peut-être un toit, un travail, une relation stable. Sur le papier, rien ne cloche. Pourtant, à l’intérieur, quelque chose grince. Ce n’est pas un drame spectaculaire, mais une sensation diffuse, sourde et tenace : l’impression de ne plus habiter pleinement votre propre vie, d’être spectateur d’une existence qui coche toutes les cases mais qui ne vous ressemble plus.

C’est le signal urgent que votre âme réclame de la cohérence.

Pour sortir de ce brouillard et opérer un retour à soi salvateur, il ne s’agit pas de « tout plaquer » sur un coup de tête, mais de se poser les bonnes questions.

Pas celles qui tournent en boucle dans le mental, mais celles qui interrogent le réel.

Voici les 3 axes de questionnement pour retrouver votre axe intérieur.

1ere question pour pister le malaise silencieux : « Est-ce que je vis ma vie ou est-ce que je joue un rôle ? »

Nous avons tous appris, souvent depuis l’enfance, à nous adapter pour être aimés.

Nous avons développé des « masques » :

Ces rôles sont des mécanismes de survie. Ils nous ont protégés, mais aujourd’hui, ils nous étouffent.

Le premier pas vers soi consiste à identifier où se situe la « sur-adaptation ».

=> La question à se poser : « Si je n’avais peur de décevoir personne aujourd’hui, qu’est-ce que je ferais différemment ? »

Si la réponse implique un changement radical de comportement, c’est le signe que vous êtes en train de subir votre vie au lieu de la créer.

Et si c’est le cas, pas de stress. On se pose. On respire. Les changements peuvent être radicaux mais ils peuvent aussi se faire en douceur, pas à pas et c’est bien souvent cette solution qui fait que le changement est efficient.

2ème question pour pister le malaise silencieux : « Qu’est-ce qui est réel, là, tout de suite ? »

L’une des plus grandes sources de souffrance humaine n’est pas ce qui nous arrive, mais l’histoire que nous nous racontons à ce sujet.

Notre mental adore « supposer » au lieu de « prévoir ». Il fabrique des scénarios catastrophes (l’imaginaire noir) qui génèrent une angoisse bien réelle pour des événements qui n’existent pas.

Pour arrêter de se perdre, il faut apprendre à distinguer trois plans :

  • le réel (les faits bruts),
  • l’imaginaire (la création mentale)
  • l’interprétation (le sens qu’on donne).

La question à se poser : => « En cet instant précis, est-ce que je réagis à un fait avéré ou à un scénario que je suis en train d’imaginer ? »

Revenir au réel est le moyen le plus rapide de calmer l’angoisse.

Le réel est souvent beaucoup plus simple et gérable que notre imagination.

3ème question pour pister le malaise silencieux : « Mon corps dit-il « oui » ou « non » ? »

Quand le mental est confus, le corps, lui, ne ment jamais. Il est notre baromètre ultime de vérité.

Nous passons notre temps à rationaliser des situations qui nous toxifient : « C’est un bon travail (mais j’ai la boule au ventre chaque matin) », « C’est une personne gentille (mais je me sens vidé après l’avoir vue) ».

Le corps possède une intelligence binaire très fiable : soit il s’ouvre (détente, respiration ample, chaleur), soit il se ferme (contraction, gorge nouée, froid).

La question à se poser : Quand je pense à cette décision ou à cette personne, est-ce que je sens une ouverture ou une contraction physique ?

Écouter ce signal, c’est commencer à respecter son « énergie propre » et cesser de se trahir.

Conclusion : La promesse de ne plus se quitter

Ce questionnement n’a pas pour but de rendre votre vie parfaite, mais de la rendre **vraie**.

Le but ultime de ce processus est la souveraineté intérieure.

Ce n’est pas le contrôle sur les autres, mais l’autorité tranquille sur sa propre vie.

C’est atteindre ce point de bascule où vous réalisez quelque chose de profondément libérateur : quoi qu’il arrive à l’extérieur, vous possédez un axe intérieur sur lequel vous appuyer.

Le chemin du retour à soi commence par une promesse simple : « Quoi qu’il arrive, je ne me quitterai plus »

Si cet article vous a plus, je vous conseille aussi celui-ci : les 7 stratégies qui empêchent d’être soi.

10 réponses à “Le malaise silencieux : 3 questions vitales pour cesser de se mentir”

  1. Avatar de Sciences Ludiques

    Merci pour cet article qui rappelle à quel point il est important de faire la différence entre ce qui est, ce qui pourrait être et ce qui semble être! L’imaginaire nous joue facilement de mauvais tour (même si dans des temps lointains et ancestraux ces scénarios catastrophes nous ont protégés!) le retour à la réalité est souvent salutaire!

    1. Avatar de Aurelie

      Nous sommes en effet très doués pour nous mentir à nous même. Faire des pauses, prendre du recul, avoir la position de juste observateur de soi est beaucoup plus salvateur.

  2. Avatar de Patricia

    Je partage entièrement ces 3 points. Notre inconscient est très doué pour nous faire jouer des rôles, interpréter les situations selon nos propres prismes et nous fier davantage à nos pensées et raisonnements plutôt qu’à notre corps. Et nos hyper-sollicitations nous empêchent bien souvent de nous poser pour nous poser les bonnes questions et s’écouter un peu plus. Merci pour cet article qui fait réfléchir !

  3. Avatar de Flore du Web

    J’ai connu qu’une seule fois ce malaise silencieux (les autres n’étaient pas très silencieux ^^’), j’avais l’impression d’être un zombie. C’était lorsque j’étais employée dans une grosse entreprise et que je passais ma vie à travailler pour la boite et ne plus créer de projets pour moi. Je crois que lorsqu’on est créatif, se mettre dans une telle cage est horrible, ça peut rendre fou.
    Merci donc de mettre en lumière cela car je suis persuadée qu’il y a trop de monde qui vivent une vie qui ne leur convient pas et pensent qu’ils n’ont pas le choix…

    1. Avatar de Aurelie

      bravo à toi d’avoir franchi ce pas!
      ce type de situation ne convient effectivement pas à tout le monde mais quand on est noyé dans un quotidien, c’est parfois difficile d’ouvrir les yeux

  4. Avatar de Sabine G

    Merci pour ce texte, il touche juste.
    Ces trois questions font l’effet d’un petit arrêt sur image… pas pour se juger, mais pour s’écouter vraiment. J’aime beaucoup cette manière douce de mettre des mots sur un malaise qu’on a parfois du mal à nommer. Une lecture qui fait du bien et qui invite à se traiter avec plus de bienveillance.

    1. Avatar de Aurelie

      Merci Sabine. Ne pas se juger c’est clairement l’invitation à trouver

  5. Avatar de Bénédicte
    Bénédicte

    Merci pour ces 3 questions claires à se poser et écouter les réponses. Il est difficile de ne pas porter de masques, de ne pas jouer de rôles; l’important est déjà d’en être conscient.
    L’ego adore (nous) raconter des histoires!
    Revenir à son corps est essentiel.

  6. Avatar de noirenvoyage

    Magnifique mise en lumière de ce qui gronde en silence chez tant d’entre nous.
    Ce « malaise qui ne dit pas son nom » accompagne souvent celles et ceux qui aspirent à un ailleurs plus aligné.
    Voyager autrement, c’est aussi ça : ne plus fuir l’intérieur sous prétexte d’explorer l’extérieur.
    « On peut créer une vie sans mensonge », écrivez-vous. Oui, et cela commence par ne plus trahir ce que l’on ressent profondément.

    1. Avatar de Aurelie

      Merci pour ce message qui vient de me donner une excellente idée. C’est de la cocreation, pas voulu mais le résultat est là 🙂

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10 réflexions sur “Le malaise silencieux : 3 questions vitales pour cesser de se mentir”

  1. Merci pour cet article qui rappelle à quel point il est important de faire la différence entre ce qui est, ce qui pourrait être et ce qui semble être! L’imaginaire nous joue facilement de mauvais tour (même si dans des temps lointains et ancestraux ces scénarios catastrophes nous ont protégés!) le retour à la réalité est souvent salutaire!

    1. Nous sommes en effet très doués pour nous mentir à nous même. Faire des pauses, prendre du recul, avoir la position de juste observateur de soi est beaucoup plus salvateur.

  2. Je partage entièrement ces 3 points. Notre inconscient est très doué pour nous faire jouer des rôles, interpréter les situations selon nos propres prismes et nous fier davantage à nos pensées et raisonnements plutôt qu’à notre corps. Et nos hyper-sollicitations nous empêchent bien souvent de nous poser pour nous poser les bonnes questions et s’écouter un peu plus. Merci pour cet article qui fait réfléchir !

  3. J’ai connu qu’une seule fois ce malaise silencieux (les autres n’étaient pas très silencieux ^^’), j’avais l’impression d’être un zombie. C’était lorsque j’étais employée dans une grosse entreprise et que je passais ma vie à travailler pour la boite et ne plus créer de projets pour moi. Je crois que lorsqu’on est créatif, se mettre dans une telle cage est horrible, ça peut rendre fou.
    Merci donc de mettre en lumière cela car je suis persuadée qu’il y a trop de monde qui vivent une vie qui ne leur convient pas et pensent qu’ils n’ont pas le choix…

    1. bravo à toi d’avoir franchi ce pas!
      ce type de situation ne convient effectivement pas à tout le monde mais quand on est noyé dans un quotidien, c’est parfois difficile d’ouvrir les yeux

  4. Merci pour ce texte, il touche juste.
    Ces trois questions font l’effet d’un petit arrêt sur image… pas pour se juger, mais pour s’écouter vraiment. J’aime beaucoup cette manière douce de mettre des mots sur un malaise qu’on a parfois du mal à nommer. Une lecture qui fait du bien et qui invite à se traiter avec plus de bienveillance.

  5. Bénédicte

    Merci pour ces 3 questions claires à se poser et écouter les réponses. Il est difficile de ne pas porter de masques, de ne pas jouer de rôles; l’important est déjà d’en être conscient.
    L’ego adore (nous) raconter des histoires!
    Revenir à son corps est essentiel.

  6. Magnifique mise en lumière de ce qui gronde en silence chez tant d’entre nous.
    Ce « malaise qui ne dit pas son nom » accompagne souvent celles et ceux qui aspirent à un ailleurs plus aligné.
    Voyager autrement, c’est aussi ça : ne plus fuir l’intérieur sous prétexte d’explorer l’extérieur.
    « On peut créer une vie sans mensonge », écrivez-vous. Oui, et cela commence par ne plus trahir ce que l’on ressent profondément.

    1. Merci pour ce message qui vient de me donner une excellente idée. C’est de la cocreation, pas voulu mais le résultat est là 🙂

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