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gentillesse

Trop de gentillesse.
Toujours disponible.
Toujours prête à t’adapter.
Toujours à faire passer les autres avant toi.

Et au fond, tu as ce sentiment diffus de ne plus vraiment être à ta place dans ta propre vie.


Comme si tu étais partout… sauf chez toi.

On appelle ça souvent de la bienveillance, de l’altruisme, du cœur.
Mais parfois, c’est surtout un ancien mécanisme qui continue d’agir en pilote automatique.

Il ne s’agit pas ici de critiquer négativement la gentillesse totalement, vous l’aurez compris. La vraie gentillesse comporte de nombreux bienfaits . Ce qui est plus dérangeant est « l’excès de gentillesse » ou celle qui sera mal placée.

La gentillesse comme armure

Beaucoup de personnes très gentilles ont appris, très tôt, que pour être aimées, acceptées, se sentir en sécurité, il valait mieux :

  • ne pas déranger
  • ne pas contrarier
  • ne pas faire de vagues
  • se rendre utiles
  • comprendre avant d’être comprises

La gentillesse devient alors une stratégie inconsciente :
“Si je suis agréable, on ne m’abandonnera pas. Si je m’adapte, je ne serai pas rejeté(e).”

Le problème, ce n’est pas la douceur.
C’est quand elle sert à éviter le conflit, la vérité, la limite, la verticalité. Et elle peut devenir un véritable risque lorsqu’elle empêche de voir la vraie méchanceté.

Les relations vraiment saines sont claires

Les relations équilibrées ne sont pas floues.
Elles ne reposent pas sur des sous-entendus, des non-dits, des attentes silencieuses.

Elles sont simples dans leur structure :

  • on peut dire non sans être puni
  • on peut dire oui sans se trahir
  • on sait où on en est
  • on sait ce qui est attendu
  • on sait ce qui ne l’est pas

La vraie bienveillance ne demande pas de t’effacer pour que l’autre se sente bien.

« Rien à foutre de vos compliments. Ce que je veux, c’est qu’on me respecte. »

Cette phrase, je l’ai entendue il y a plus de vingt ans, dans la bouche de mon professeur de droit international.
C’était un personnage un peu rustre mais intègre, absolument pas diplomate et même parfois même un peu rude.

Mais il y avait une chose précieuse chez lui :la clarté.

On savait où il se situait.
On savait ce qu’il pensait.
On savait ce qu’il attendait.
Il n’y avait pas de jeux psychologiques, pas de double discours, pas de faux-semblants.

J’ai rencontré plusieurs fois ce type de personnes et je sais que toi aussi, cher lecteur. Si j’en parle c’est parce que souvent ils ne sont pas aimés. Ils s’en fichent en réalité et ils ont bien raison.

Et avec ce type de personnes, paradoxalement, on se sent en sécurité.
Parce que tout est posé.
Parce que rien n’est manipulé.
Parce qu’il n’y a pas d’emprise cachée sous une couche de sucre.

Le vrai danger : les “faux gentils”

Les plus grands jeux de pouvoir ne viennent pas des personnalités autoritaires.
Ils viennent souvent des personnalités qui proclament un peu trop la bienveillance. Quand on insiste sur un sujet, en général c’est qu’il y a un souci. La bienveillance n’a pas à être exposée, elle est.

J’aurais plutôt tendance à me méfier des personnes qui :

  • sourient beaucoup trop
  • parlent d’amour, de lumière, de bienveillance
  • ne disent jamais clairement ce qu’elles veulent
  • mais prennent énormément de place

On en trouve dans tous les milieux : famille, travail, amitiés…Et particulièrement dans les sphères spirituelles, thérapeutiques, New Age.

Tout y est enveloppé de mots magnifiques : énergie, conscience, cœur, unité, vibration…
Mais parfois, il n’y a ni cadre, ni limite, ni responsabilité.

J’en ai encore fait les frais aux dernières vacances où il m’était demandé d’animer un stage. avec une absence totale de cadre. J’arrivais pour assurer la prestation demandée et les consignes changeaient en permanence les dernières 12h. au point où des choses abusives étaient demandées. La voiture étaient chargée, je n’y suis pas allée. Un peu agacée sur le moment, l’interlocutrice me dit qu’elle n’est pas énervée mais que je dois me calmer.

Ces personnes ne sont effectivement jamais énervées. C’est bien qu’il y a un souci car être agacé c’est juste normal face à certaines situations et c’est même très sain, après oui il y a des manières de faire. C’est une pathologie toutefois quand on ne se l’autorise jamais. Ca ressort d’une manière ou d’une autre et notamment par de la prise de pouvoir déguisée.

Quand la douceur devient une forme d’emprise

Ce que j’appelle les désastres des « faux gentils », on les retrouve partout :

En amitié :
On prend ton temps, ton écoute, ta disponibilité, sans jamais te demander si cela te convient vraiment.
Au début, c’est subtil.
Puis ça devient une évidence implicite.
Puis une attente.
Puis une norme.

Dans le travail :
Des demandes “gentilles”, jamais clairement formulées.
Des rôles flous.
Des frontières inexistantes.
Et une fatigue qui s’installe.

En famille :
Des “je fais ça pour ton bien”.
Des injonctions contradictoires.
Des loyautés invisibles.
Et ce sentiment de ne jamais pouvoir être simplement toi.

La vraie gentillesse ne te fait pas te perdre

Elle ne t’engloutit pas.
Elle ne t’utilise pas.
Elle ne te culpabilise pas.

Elle respecte ton rythme.
Elle respecte ton espace.
Elle respecte ton non autant que ton oui.

Elle est claire.
Elle est adulte.
Elle est responsable.

Elle ne cherche pas à te sauver.
Elle ne cherche pas à te posséder.
Elle ne cherche pas à te modeler.

Quand le corps parle à la place des limites

Quand on ne pose pas de limites à l’extérieur, le corps finit souvent par s’en charger.
La somatisation est une forme de langage. Elle exprime ce que l’on n’ose pas dire, ce que l’on ravale, ce que l’on supporte “par gentillesse”.

Chez beaucoup de personnes trop accommodantes, on observe des troubles récurrents liés au territoire, à l’intimité, à la capacité à dire non.
Les infections urinaires, par exemple, peuvent symboliquement parler de frontières envahies, de difficultés à protéger son espace personnel, de colères rentrées, de ressentiments non exprimés, ou d’un sentiment d’intrusion affective ou relationnelle.

Le corps dit alors :
« Stop. Là, on me dépasse. Là, je ne suis pas respecté(e). »

De la même façon, on retrouve fréquemment :

  • des tensions dans la gorge (ce qui n’est pas dit),
  • des douleurs cervicales (le poids des responsabilités portées pour les autres),
  • des troubles digestifs (ce qu’on “avale” sans pouvoir l’assimiler),
  • une fatigue chronique (l’épuisement à s’adapter en permanence).

Le corps ne trahit pas.
Il alerte.
Il remet de la frontière là où le psychisme a appris à s’effacer.

Gentillesse ou maturité relationnelle ?

Il y a une immense différence entre :

  • être gentil(le)
  • être aligné(e)
  • être vrai(e)
  • être respectueux(se)

On peut être profondément aimant… et très clair.
On peut être doux… et ferme.
On peut être spirituel… et poser des limites nettes.

La clarté n’est pas une agression. La limite n’est pas un rejet, elle est au contraire un cadre dans lequel on peut s’épanouir.
La vérité n’est pas une violence.

Ce sont au contraire des fondations de relations saines.

Et la bonne nouvelle ?

Ce qu’on aujourd’hui “être trop de gentil” n’est pas un défaut.
C’est souvent une ancienne stratégie de survie devenue inutile.

Ce sont des mécanismes.
Et les mécanismes, ça se comprend.
Ça se traverse.
Ça se transforme.

On n’a pas à devenir dur pour devenir juste.
On a juste à devenir clair ?

🌿 Et toi ?

👉 Dans quelles relations ressens-tu du flou plutôt que du respect ?
👉 As-tu déjà confondu douceur et sécurité… alors qu’il s’agissait en réalité d’une emprise subtile ?
👉 Où est-ce que tu dis “oui” alors que ton corps dit “non” ?

Et surtout :
qu’est-ce que tu pourrais poser comme première limite simple, claire, aimante… pour te respecter enfin ?

2 réponses à “Passer de la gentillesse au respect”

  1. Avatar de Sabine G.

    Article très juste et libérateur.
    La façon dont tu montres que la gentillesse sans limites peut mener à l’effacement de soi, alors que le respect passe par des limites claires, fait vraiment écho. Le message final est fort : se respecter n’enlève rien à la bienveillance, au contraire.
    Merci pour cette piqûre de rappel

    1. Avatar de Aurelie

      Avec joie ! Et comme tu le dis bien c’est une piqûre de rappel, c’est bien que même lorsqu’on le sait, il faut encore se rappeler de se respecter tant que ce n’est pas totalement intégré ! Mais pas de souci, la vie se charge de nous le montrer.

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